"Je ne réfléchissais plus à rien, laissant la musique me guider. Je sentais mes neurones qui vibraient et se fendaient. Comme une autodestruction programmée depuis toujours. Je voulais tout oublier ce soir. Ne plus me souvenir de mon prénom de mon âge ou de mes gouts, juste laisser a mon corps le choix de revenir a cette bestialité qu'on nous a apprend a maitriser »

"Je ne réfléchissais plus à rien, laissant la musique me guider. Je sentais mes neurones qui vibraient et se fendaient. Comme une autodestruction programmée depuis toujours. Je voulais tout oublier ce soir. Ne plus me souvenir de mon prénom de mon âge ou de mes gouts, juste laisser a mon corps le choix de revenir a cette bestialité qu'on nous a apprend a maitriser »
Un jour mon amour tu verras, je viendrais te rejoindre à Paris


Nous nous feront inviter à toutes les réceptions de la Capitale, sans jamais en donner une seule.

Dans l'écho de tout les corps confus, peut être trouvera t'on de quoi nous griser, s'enivrer pour oublier nos manques. Je sourirais en te voyant t'ébouriffer les cheveux au rythme de la musique comme pour faire sortir ton spleen par leurs racines. Ivre de tout ceux qui nous entourent on tentera chaque nuit de repousser plus loin les limites que nos corps de mortel nous fixent.


Après être passé dans les bras de mon amant du soir je reviendrais soudain à la réalité en même temps que disparaîtrons les brumes du cannabis, et dans l'orgie des tubes néons et de la musique électro.

Je crierais ton nom.

J'ouvrirais toutes les portes de la maison, demanderais à tout les drogués de la rue et hurlerais ton nom accroché à un réverbère, tout à fait consciente d'être à la limite du coma ethilico-affectif.


Et puis là je me mettrais à pleurer, persuadé de ton enlèvement par un groupe de militants UMP quand je sentirais ta main qui caresse mon cou. Tu serais à coté de moi, encore plus belle que d'habitude ta cigarette à la main.


Tu me prendrais par la main et te mettrai à courir comme une folle en détruisant les talons hauts de chaussures sur les pavés glissant. On prendrait le métro se plantant trois fois de station avant d'arriver à la maison.

Tu me regarderais cérémonieusement retirer mes vêtements.

« Tu ne peux pas savoir à quel point je regrette que tu ne sois pas un garçon
-Si tu dormais avec moi ce soir ? J'ai le blues ;


A nouveau ton sourire si particulier étirerait tes lèvres fines et tu tirerais les rideaux, inondant notre chambre des vapeurs de l'aube.
-Il n'est plus l'heure de dormir mon amour. Allons pique-niquer au Père Lachaise. »



Un an. C'est si long, mais tellement court tu sais.


Mais quand je serais à Paris.
Tâche d'y être aussi.

Image: Jean-Louis Wertz
Bouquin: Rhinocéros. Ionesco


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 18 avril 2009 17:17

Le meilleur, ce serait de tout valser. De vivre comme des clodos en Irlande. De se moquer des conséquences.

Le meilleur, ce serait de tout valser. De vivre comme des clodos en Irlande. De se moquer des conséquences.
La Guimauve c'est mou, c'est sucré, ça colle aux dents, sa fait grossir....mais c'est bon.

Se manger un bon vieux chamallow, même si c'est un horrible succédané pâteux-périmé d'une antenne COP-Alsace et importé de Cotonou, c'est purement et simplement joussif, de la dopamine a l'état brut. Sentir fondre sur sa langue des milliers de petits flocons de neige anisés relève du pur onanisme gustatif.

J'aimerais être de la guimauve parfois. Ec½urante, mais additictive.






Image: Jean-Louis Wertz
Bouquin: Tristes Tropiques. Lévi-Strauss

# Posté le mardi 06 janvier 2009 13:36